Son Excellence Angeline Ndayishimiye appelle à une meilleure prise en charge des personnes vivant avec des troubles mentaux
SANTÉ MENTALE
Kibimba, 26 octobre 2026 – La Première Dame du Burundi, Son Excellence Angeline Ndayishimiye, a appelé à une prise de conscience collective sur la santé mentale et à une meilleure prise en charge des personnes confrontées à des troubles mentaux. Elle s’exprimait ce lundi à Kibimba, dans la province de Gitega, lors des cérémonies de célébration de la Journée mondiale de la santé mentale.
Placée sous le thème « Les vraies expériences vécues ou entendues : de vraies voix, un vrai changement », cette célébration a mis l’accent sur l’écoute, la solidarité et la nécessité de briser les préjugés entourant les troubles mentaux.
La santé mentale, un pilier du développement durable
Prenant part à ces cérémonies, le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Burundi, Dr Guylain Kaya Mutenda Sheria, a indiqué que près de 150 millions de personnes en Afrique vivent avec des troubles mentaux, neurologiques ou liés à l’usage de substances. Il a déploré les difficultés d’accès aux soins auxquelles de nombreuses personnes restent confrontées.
Il a ainsi appelé les gouvernements, les professionnels de santé et les partenaires à accorder une attention particulière aux expériences vécues par les personnes concernées, afin de mieux orienter les politiques et les décisions en matière de santé mentale.
De son côté, le ministre de la Santé publique, Dr Fidèle Nkezabahizi, a rappelé que la santé constitue un facteur essentiel du développement national et du bien-être des citoyens, des familles et des communautés. Il a invité chacun à préserver son équilibre mental et à faire preuve de solidarité envers les personnes qui traversent des difficultés psychologiques.
Les différents intervenants ont également souligné qu’un développement durable et un avenir prometteur ne peuvent être envisagés sans une bonne santé mentale. Ils ont insisté sur la responsabilité partagée des familles, des communautés, des professionnels de santé et des partenaires dans la prévention, le dépistage et la prise en charge des troubles mentaux.
Angeline Ndayishimiye plaide pour l’écoute et l’accompagnement
Dans son allocution, Son Excellence Angeline Ndayishimiye a insisté sur l’importance de mieux comprendre les troubles mentaux et de les distinguer des comportements souvent qualifiés, à tort, de « folie ».
Évoquant notamment certaines situations de violences conjugales et des comportements irresponsables au sein des familles, elle a appelé à davantage de prise de conscience, de dialogue et de conseils adaptés, afin de favoriser des réponses appropriées aux difficultés rencontrées dans les ménages.
La Première Dame a exhorté les Burundais à être attentifs aux signes de détresse chez leurs proches et dans leur entourage, et à orienter les personnes concernées vers les structures compétentes pour bénéficier d’un accompagnement approprié.
Elle a également rappelé que les troubles mentaux peuvent être traités et que les personnes qui en souffrent peuvent se rétablir, soulignant ainsi l’importance d’éviter la stigmatisation et l’exclusion sociale.
À la clôture des cérémonies, Son Excellence Angeline Ndayishimiye a remis une assistance au Centre de Gitega chargé de l’accompagnement des personnes vivant avec des troubles de santé mentale.
La célébration s’est déroulée en présence de plusieurs hautes personnalités, dont les ministres en charge de la Santé publique, de l’Intérieur et de la Fonction publique, des gouverneurs des provinces ainsi que du représentant de l’OMS au Burundi.
À travers cette journée, les participants ont réaffirmé la nécessité de renforcer la mobilisation collective pour faire de la santé mentale une priorité, garantir un accès équitable aux soins et offrir aux personnes concernées un accompagnement digne et adapté.
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